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10e édition

Festival aérospatial

22 & 23 novembre 2025 à Toulouse (31)

Courban Alexandre

Où avez-vous grandi ?

Je suis à Saint-Ouen (93). J’ai habité à Paris (17e) puis à Chelles (77) jusqu’à l’âge de 8 ans. J’ai ensuite déménagé en Ardèche dans le village natal de ma mère (moins 200 habitants) où vivait également ma grand-mère maternelle. Je fréquenté le collège puis le lycée de Privas (07).

 

Études ?

Dans la foulée de ma bac (juin 1989), j’ai emménagé à Paris chez ma grand-mère paternel (9e). J’ai ensuite vécu à nouveau à Chelles (77) jusqu’en 1992. Je me suis ensuite installé à Paris dans le 19e que j’ai quitté pour le 13e en 2014.

 

Expérience professionnelle

J’ai toujours travaillé en parallèle de mes études supérieures. Vendeur dans un magasin de meubles pendant les vacances scolaires et le week-end de 1989 à 1991, surveillant d’externat dans un lycée professionnel à Bondy (93) de 1992 à 1996.

Après mon objection de conscience, j’ai travaillé au sein des archives du Parti communiste de 1998 à 2004. Par ailleurs, je donnais des cours à l’université (Paris 5, Dijon). Ensuite, j’ai été contractuel à la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon où j’ai continué de travailler sur différentes projets français et européen sur les archives du communisme.

En 2009, j’ai définitivement quitté le monde universitaire. Pendant 18 mois, j’ai cherché du travail… J’ai commencé à répondre à des demandes institutionnelles d’histoire que je transformais en produits culturels (exposition, livre, agenda, documentaire, etc…)

En 2017, j’ai été embauché en CDI par la Caisse centrale des activités sociales (CCAS) des industries électrique et gazière (IEG), également appelée Activités Sociales de l’énergie où je travaille encore aujourd’hui. J’y ai occupé différents postes.

Par ailleurs, en lien avec mes recherches en histoire, j’ai réalisé diverses expositions et co-écrit un documentaire pour la télévision.

 

Langues parlées

Quand bien même, j’ai étudié l’allemand, l’anglais et l’italien au lycée, je dois reconnaitre que je ne parle plus ces langues aussi aisément que par le passé. Je me débrouille en anglais et dans la vie quotidienne en italien. J’ai le projet de m’y remettre sérieusement.

 

Relations particulières avec un ou des pays (des voyages ? endroits préférés ?, etc.)

Drôle de question… Du côté de mon père, je suis d’origine grec (mais pas du continent, de l’actuelle Turquie). J’ai toujours plaisir à y aller.

J’aime beaucoup les villes : Venise, New-York et Paris bien entendu ! J’aime les voyages en général. Par exemple, j’ai été marqué par mon séjour en Thaïlande (2015) et en Birmanie (2019). Ce n’est peut-être pas un hasard si la péniche dans Passage de l’Avenir, 1934 s’appelle « Bouddha »…

 

Des informations intéressantes sur les parents ou la famille ?

Que dire… Ma mère était secrétaire médicale. Elle nous a transmis à mon frère cadet et à moi-même le virus de la lecture (et probablement de l’écriture). Mon père (décédé en 2019) était musicien de jazz.

Ma compagne et moi avons eu ensemble quatre enfants, mais je ne pense pas que cela soit nécessaire d’en parler.

 

Toute relation particulière avec un  pays donné (par exemple, voyages, etc.)

Je vais me répéter, mais j’aime toujours Paris où je me suis installé en 1989 dans la fouée de mon bac.

Sinon j’aime Venise (qui un lieu unique) et New-York (où je ne suis pas retourné depuis trop longtemps).

Je suis prêt sinon à partir n’importe où (ou presque) et j’espère bien avoir la possibilité de poser le pied sur chaque continent habité. On verra si un jour j’ai l’opportunité d’aller en Antarctique (sourire).

 

Intérêts personnels

Je n’imagine pas une journée sans écouter de musique, lire un livre (et si possible écrire), prendre connaissance de l’actualité (politique ou sportive).

 

Depuis l’âge de treize ou quatorze ans, je lis des quotidiens. Quand Internet n’existait pas, la première fois que je suis parti à l’étranger (septembre 1989, Grèce), j’acheté tous les jours ou presque l’Humanité, Libération et le Monde. Cela m’avait couté une fortune à l’époque. Cela ne me dérangeait pas de lire les journaux avec 24 ou 48 heures de retard (même si j’aurai préféré les lire le jour même, mais le temps que les journaux arrivent de France en Grèce et d’Athènes sur les îles où j’étais, cela prenait ce temps-là). 

Longtemps, je suis allé au cinéma plusieurs fois par semaine. Cela a changé par la suite, mais je continue d’apprécier le cinéma.

 

Quand et pourquoi avez-vous commencé à écrire ?

J’ai pris la décision d’écrire un roman policier au printemps 2019. L’idée d’écrire de la fiction me trottait dans la tête depuis longtemps mais jusqu’alors je me concentrais sur l’écriture de récits historiques. De 1992 à 2009, j’ai écrit des interventions pour des colloques, des articles pour des revues ou des journaux ou encore des livres d’histoire.

Quand j’ai pris la décision d’écrire un roman policier, il était évident que cela serait un roman policier à caractère historique. J’avais très envie de donner la parole aux sans-grades.

Il était important pour moi de faire entendre la voix de celles et ceux qui serrent les dents. L’idée de parler des femmes à l’usine comme des étrangers était une sorte de double défi pour moi.

Le choix d’évoquer le Front populaire correspondait à une autre envie : celle de parler d’une période où – alors que rien ne semble possible – un horizon se dessine en quelques semaines après février 1934. Je trouve cette séquence historique importante parce qu’elle évoque l’idée d’ouvrir des possibles.

De mon point de vue, ce qui s’est écrit de 1934 à 1938 est très riche  : la gauche au pouvoir, les congés payés, la guerre d’Espagne, etc, même si cela se termine mal (c’est un euphémisme). 

Dans mon esprit, la série s’appelle « Ombres sur la Ville lumière » comme je l’ai écrit d’ailleurs dans le texte par la bouche d’un ouvrier de l’imprimerie.

Cela explique pourquoi j’ai envie que chaque titre renvoie à un nom de rue, de place, de boulevard, etc. Il s’agit de dessiner une géographie ancrée dans le réél. D’où l’importance des noms de rues.

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